Payer l'orthophonie au Québec : ce que couvrent le public, l'assurance et l'impôt

À jour le 2 novembre 2026. Information générale : les règles changent, et les chiffres fiscaux valent pour l’année indiquée.
Payer l’orthophonie au Québec soulève plusieurs questions à la fois. On vous a parlé d’une longue attente au CLSC, le privé devient une possibilité, et tout arrive en même temps : l’assurance, les reçus, les impôts. Vous voulez savoir ce qui restera vraiment à votre charge, et quoi garder.
Ce guide ne donne pas de prix. Il met les payeurs en ordre : le public, votre assurance, puis les crédits d’impôt. Il propose des questions à poser à votre assureur avant la première séance. Il explique aussi ce que dit un reçu, à quel nom il est fait, et comment réclamer les frais ensuite.
Il s’adresse d’abord aux parents du Québec. Une courte section porte sur l’Ontario.
Qui paie quoi, et dans quel ordre ?
Commencez par le public, où les services sont sans frais, mais où l’accès varie selon la région. Au privé, vérifiez ensuite ce que votre assurance rembourse. Ce qui reste à votre charge peut enfin compter pour les crédits d’impôt pour frais médicaux, au fédéral et au Québec. Gardez vos reçus dès le début.
Ces trois étapes ne s’excluent pas. Le public et le privé peuvent se combiner, comme l’explique notre guide sur l’attente, présenté à la section suivante. L’ordre sert surtout à poser les bonnes questions au bon moment.
Un principe relie les trois étapes : aux impôts, seul ce qui n’est pas remboursé compte. L’Agence du revenu du Canada (ARC) exclut les frais pour lesquels une personne a droit à un remboursement, dans son folio sur le crédit pour frais médicaux (2025). C’est pourquoi l’assurance vient avant l’impôt dans ce guide.

Que couvre le public, et comment y accéder ?
Au public, l’orthophonie est sans frais, selon l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (OOAQ). Les services et la façon d’y accéder varient selon la région : on passe par le CISSS ou le CIUSSS, et certaines écoles en offrent directement. La RAMQ ne couvre pas l’orthophonie en clinique privée.
La page de l’Ordre pour trouver une orthophoniste résume ces voies. Elle indique aussi que les personnes sans médecin de famille peuvent joindre le Guichet d’accès à la première ligne (GAP) au 811, option 3.
Le programme Agir tôt s’adresse aux enfants de moins de 7 ans et à leur famille. Ses services sont gratuits et offerts sur une base volontaire. Communiquez avec votre CLSC, ou demandez à votre médecin de vous y diriger. La page de Québec.ca ne le présente pas comme un service d’orthophonie : demandez ce qui est prévu pour votre enfant.
| Porte | Pour qui | Comment y accéder |
|---|---|---|
| CISSS ou CIUSSS | Selon la région et le service | Démarches propres à votre région |
| Agir tôt | Enfants de moins de 7 ans et leur famille | Votre CLSC, ou votre médecin |
| École | Certains établissements scolaires offrent le service | Demandez à l’école |
| GAP | Personnes sans médecin de famille | 811, option 3 |
| Hôpital | Selon le service | L’OOAQ suggère d’appeler l’hôpital de votre région ou le CLSC |
L’attente peut être longue. Notre guide sur la liste d’attente en orthophonie au Québec explique ce que veulent dire les délais publiés, et comment le public et le privé peuvent se combiner.
Mon assurance rembourse-t-elle l’orthophonie ?
Cela dépend de votre régime : selon l’OOAQ, chaque assureur établit ce qui est admissible à un remboursement. Les régimes publiés montrent des écarts : rien au module de base, un nombre limité de traitements, une recommandation du médecin. Vérifiez avant la première séance, pas après le premier reçu.
Un exemple daté permet de le voir. La brochure d’un régime collectif de la fonction publique du Québec (juin 2026) ne couvre pas l’orthophonie au module de base. Les modules supérieurs la couvrent, pour un nombre limité de traitements par année civile, sur recommandation du médecin traitant. C’est un seul régime parmi d’autres : le vôtre peut être très différent.
Les mots changent aussi d’un document à l’autre. Canada Vie, par exemple, place l’orthophoniste dans les soins paramédicaux sur une page de ses régimes d’assurance maladie, avec des limites par visite et par praticien. Si le mot orthophonie n’apparait pas dans votre brochure, cherchez cette catégorie, puis posez la question.
La recommandation du médecin dépend elle aussi du contrat. Un formulaire d’iA Groupe financier prévient que votre police peut l’exiger. Un assureur peut également limiter le remboursement aux frais qu’il juge raisonnables et coutumiers : selon un avis d’iA en vigueur depuis 2024, la personne assurée paie alors la différence.

Quelles questions poser à votre assureur ?
Appelez avant de commencer et notez la réponse, la date et le nom de la personne. Demandez si l’orthophonie est couverte, à quel pourcentage, jusqu’à quel maximum, avec ou sans recommandation du médecin. Demandez aussi ce qui s’applique à l’évaluation, aux séances à distance et au reçu de votre enfant.
Voici douze questions, regroupées par thème. Ce n’est pas la liste d’un assureur : c’est notre formulation, à partir de ce qui varie d’un régime à l’autre. Choisissez celles qui s’appliquent à votre famille.
- Couverture. Est-ce que mon régime couvre l’orthophonie, et sous quelle catégorie ?
- Couverture. L’évaluation est-elle remboursée comme une séance, et a-t-elle une limite propre ?
- Couverture. Les séances à distance sont-elles remboursées aux mêmes conditions ?
- Limites. Quel est le pourcentage de remboursement et le maximum par année, par personne ? Est-il partagé avec l’audiologie ou d’autres professions ?
- Limites. L’année du maximum suit-elle l’année civile ou l’année du régime ?
- Limites. Y a-t-il un maximum par séance, un nombre de traitements, ou des frais raisonnables et coutumiers ?
- Conditions. Faut-il une recommandation ou une ordonnance du médecin ? Avant la première séance ?
- Conditions. L’orthophoniste doit-elle être membre de l’OOAQ ? Une personne d’une autre province est-elle acceptée ?
- Conditions. Un service donné par une personne supervisée, comme une agente de stimulation du langage, est-il remboursé ?
- Réclamation. Le reçu doit-il indiquer le nom de l’enfant, et comment se fait la réclamation si l’adhérent est le parent ?
- Réclamation. Quel est le délai pour soumettre un reçu ?
- Réclamation. Si les deux parents ont un régime, dans quel ordre réclamer ?
Gardez vos notes avec vos papiers d’assurance. Si vous avez une brochure de groupe, elle peut déjà répondre à une partie de ces questions.

Pourquoi le reçu est-il au nom de mon enfant ?
Parce que le reçu nomme la personne qui a reçu le service. Si c’est votre enfant, c’est son nom qui y figure, selon les indications de l’Ordre à ses membres. Ce n’est pas un obstacle : au fédéral, c’est la personne qui a payé, ou son conjoint, qui réclame les frais de son enfant.
Cette indication vient de la foire aux questions de l’OOAQ sur la pratique privée. Pour la plupart des séances, la personne qui reçoit le service est votre enfant. Le reçu dit donc qui a été vu, et non qui a payé.
Il existe un autre cas. Quand un service s’adresse réellement au parent, comme le coaching parental, le reçu peut être au nom du parent, précise l’Ordre.
Vous auriez préféré un reçu à votre nom ? C’est une réaction naturelle quand c’est vous qui payez. Le nom de votre enfant ne vous empêche pas de réclamer, et voici comment.
Au fédéral, les frais de votre enfant de moins de 18 ans, ou de celui de votre conjoint, vont à la ligne 33099. Pour un enfant majeur à charge, c’est la ligne 33199. Selon le folio de l’ARC, le droit de réclamer suit la personne qui a payé, et non le nom sur le reçu.
Au Québec, selon le guide de Revenu Québec (édition de 2008, la seule que nous avons pu lire), les frais doivent être payés par vous ou votre conjoint, pour vous, votre conjoint ou une personne à charge. Ils doivent aussi être appuyés de reçus et ne pas avoir été remboursés. Le crédit se demande à la ligne 381 : voyez la page de Revenu Québec sur les frais médicaux.
Du côté de l’assurance, la question reste à poser. Un formulaire d’assureur que nous avons lu demande que le reçu indique le nom complet du réclamant, sans préciser de qui il s’agit. Si vous êtes l’adhérent et que le reçu est au nom de votre enfant, demandez à votre assureur comment soumettre la réclamation.
| Situation | Nom sur le reçu | Qui peut réclamer aux impôts |
|---|---|---|
| Vous payez les séances de votre enfant de moins de 18 ans | Votre enfant | Vous ou votre conjoint. Fédéral : ligne 33099. Québec : ligne 381, selon le guide de Revenu Québec |
| Un service s’adresse réellement à vous, comme le coaching parental | Le vôtre | Vous ou votre conjoint |
| Une autre personne paie, par exemple un grand-parent | La personne qui a reçu le service | Au fédéral, le crédit suit la personne qui a payé ou son conjoint : renseignez-vous avant de payer |
Que doit indiquer un reçu d’orthophonie ?
L’Ordre propose à ses membres un contenu minimal. Il comprend la date, la personne qui a reçu le service, sa description, les honoraires, le nom, le numéro de membre et l’adresse de pratique de l’orthophoniste. Si une personne supervisée a donné le service, le reçu le précise. Un chèque encaissé ne remplace pas un reçu.
Cette liste figure dans le contenu de l’OOAQ sur les honoraires et les reçus. L’ARC a ses propres repères : le reçu devrait montrer à quoi sert le paiement, sa date, le patient et le professionnel. Il doit aussi indiquer à qui les frais ont été payés. C’est l’ARC qui précise qu’un chèque encaissé ne suffit pas.
Un service peut être donné par une personne supervisée. Selon l’OOAQ, l’orthophoniste peut alors signer si la facturation est exacte, et la description doit rester fidèle au service. L’assureur décide ensuite s’il rembourse : c’est pourquoi cette question figure dans la liste.
Une autre personne peut aussi payer les honoraires, comme un grand-parent. Selon l’Ordre, cela ne lui donne pas de droit particulier à l’information sur le suivi.
Classez vos reçus au fil de l’année. Au fédéral, vous ne les envoyez pas avec votre déclaration : vous les gardez pour les fournir si l’ARC les demande. Si vous en êtes à la première rencontre, notre article explique comment se déroule une évaluation en orthophonie.

Que rapportent les crédits d’impôt du Québec et du fédéral ?
Les deux visent la partie de vos frais médicaux qui dépasse un seuil. Au Québec (2025), le crédit est de 20 %, non remboursable, au-delà de 3 % du revenu familial. Au fédéral (2025), le seuil est le moindre de 3 % du revenu net ou de 2 834 $. Seul ce qui n’est pas remboursé compte.
La fiche du ministère des Finances du Québec (édition 2025) définit le revenu familial : votre revenu net et celui de votre conjoint. Le crédit représente donc environ 20 cents par dollar au-delà du seuil. Revenu Québec présente ce crédit sur sa page des frais médicaux.
| Québec | Fédéral | |
|---|---|---|
| Taux | 20 %, non remboursable (édition 2025) | Le plus bas taux de l’impôt fédéral, selon l’ARC : 14,5 % pour 2025, 14 % à partir de 2026 |
| Seuil | 3 % du revenu familial (édition 2025) | Le moindre de 3 % du revenu net ou de 2 834 $ (2025) |
| Revenu utilisé | Votre revenu net et celui de votre conjoint | Ligne 33099 : votre revenu net (ligne 23600). Ligne 33199 : celui de la personne à charge |
| Période | 12 mois consécutifs se terminant dans l’année, selon le guide de Revenu Québec (édition de 2008) | Toute période de 12 mois se terminant dans l’année (2025) |
| Ligne | 381 | 33099 pour un enfant de moins de 18 ans; 33199 pour une autre personne à charge |
Les orthophonistes comptent-ils ? L’édition de 2008 du guide de Revenu Québec nomme les orthophonistes parmi les praticiens, comme membres d’un ordre professionnel du Québec. Au fédéral, la liste de l’ARC reconnait les orthophonistes au Québec et en Ontario.
Faut-il un formulaire ? Sur la page de l’ARC qui détaille les frais, l’entrée sur les honoraires d’un praticien reconnu ne mentionne ni ordonnance ni attestation. Ne la confondez pas avec l’entrée sur la thérapie : elle vise les salaires payés pour une thérapie donnée à une personne admissible au crédit d’impôt pour personnes handicapées.
Vous n’êtes pas limité à l’année civile. Au fédéral, les frais peuvent couvrir toute période de 12 mois se terminant dans l’année, s’ils n’ont pas été réclamés l’année d’avant. Le guide de Revenu Québec (édition de 2008) décrit lui aussi une période de 12 mois consécutifs, choisie par vous, qui se termine dans l’année.
Au fédéral, l’un ou l’autre des conjoints peut réclamer. L’ARC conseille de comparer, car il est parfois avantageux que la personne au revenu le moins élevé le fasse. Pour 2026, vérifiez le seuil fédéral à jour sur la page de l’ARC.
Trois précisions pour le Québec. Selon la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke (2025), ce crédit n’a pas de plafond. Revenu Québec mentionne aussi un crédit remboursable à la ligne 462, avec des conditions d’âge et de revenu. Enfin, un crédit distinct vise le déplacement et le logement, quand les soins ne sont pas disponibles à moins de 200 kilomètres de la résidence.
Le changement de 2026 touche-t-il l’orthophonie ?
Non, d’après le budget du Québec. Depuis le 1er janvier 2026, quatre groupes ne sont plus considérés comme praticiens pour le crédit québécois : les homéopathes, les naturopathes, les ostéopathes et les phytothérapeutes. Les orthophonistes n’en font pas partie. Si votre famille consulte aussi l’un de ces groupes, vérifiez ce qui compte.
Le budget 2025-2026 explique ce changement par l’absence d’ordre professionnel pour ces groupes. La mesure vise le crédit du Québec, et le ministère des Finances la reprend dans sa fiche sur les frais médicaux.
Un trouble du langage peut-il donner droit à une aide de Retraite Québec ou de l’ARC ?
Parfois, selon des critères précis et propres à chaque organisme. Retraite Québec précise qu’une conclusion orthophonique seule ne suffit pas à rendre un enfant admissible. L’ARC a son propre test pour la parole. Ces aides visent des situations particulières : lisez leurs pages officielles avant de faire une demande.
Le Supplément pour enfant handicapé vise un enfant de moins de 18 ans, avec des limites qui doivent durer au moins un an. Pour le langage, les critères de Retraite Québec décrivent des cas précis, évalués par une orthophoniste. Une règle propre s’applique à l’enfant évalué seulement dans une langue qu’il apprend. Une évaluation peut aussi être jugée trop sommaire ou trop ancienne.
À l’ARC, le critère pour parler demande d’être incapable de se faire comprendre par une personne connue dans un environnement calme, ou de prendre 3 fois plus de temps. Cette situation doit être présente toujours ou presque toujours, pendant au moins 12 mois continus. Une orthophoniste peut attester cette section du formulaire T2201. L’approbation peut ouvrir la Prestation pour enfants handicapés. Seuls ces organismes décident.

Que faire sans assurance privée ?
Regardez d’abord le public, qui est sans frais. Quelques ressources précises existent aussi : des cliniques universitaires avec des étudiantes supervisées, une aide de l’Association des jeunes bègues du Québec et le principe de Jordan pour les enfants des Premières Nations. Sans assurance, les crédits d’impôt restent possibles.
| Ressource | Pour qui | Ce qu’il faut vérifier |
|---|---|---|
| Clinique universitaire de l’Université de Montréal | Ouverte à la population, sans référence, en français. Des étudiantes y travaillent sous supervision étroite | Elle demande des honoraires : voyez ceux affichés sur son site |
| Clinique pédiatrique de l’Université McGill | Jeunes enfants. Services gratuits, en anglais | L’âge, les conditions et les périodes, l’hiver et le printemps, sont sur sa page |
| Programme de financement de l’AJBQ | Jeunes de 17 ans et moins qui bégaient, au Québec | Il exclut la première évaluation et demande d’être membre. Vérifiez qu’il est toujours ouvert |
| Principe de Jordan | Enfants des Premières Nations. L’orthophonie figure parmi les exemples nommés | Les démarches sont sur la page de Services aux Autochtones Canada |
Si votre enfant bégaie, notre article sur le bégaiement et les hésitations aide à y voir plus clair avant de faire une demande. Notre guide sur ce que vous pouvez faire pendant l’attente présente aussi ce qui se fait à la maison.
Sans assurance, ce que vous payez vous-même n’est pas remboursé. Gardez donc les reçus dès le départ : ces frais peuvent compter pour les crédits d’impôt expliqués plus haut.
Les séances à distance comptent-elles aux impôts et à l’assurance ?
Au fédéral, elles peuvent compter si la personne est autorisée à exercer là où le service est rendu. Selon l’ARC, savoir où ce service est rendu reste une question de fait. Pour le crédit du Québec et pour votre régime, posez la question à Revenu Québec et à votre assureur, et gardez vos reçus.
L’ARC l’explique dans son folio (2025) : un service virtuel peut être rendu là où se trouve le praticien, là où se trouve le patient, ou aux deux endroits. Cet article ne tranche pas ces cas. Si vous envisagez la télépratique en orthophonie, ajoutez la question à votre appel à l’assureur.
Et en Ontario ?
L’Assurance-santé de l’Ontario a une limite hors de l’hôpital. Elle n’y couvre pas les services de professionnels qui ne sont ni médecins ni praticiens désignés. Des programmes publics pour enfants existent, sans référence du médecin. Au privé, la logique reste la même : assurance, puis crédits d’impôt fédéral et ontarien. Vérifiez le détail auprès de ces programmes.
| Porte | Pour qui | À savoir |
|---|---|---|
| Rééducation de la parole et du langage, âge préscolaire | De la naissance à l’entrée à l’école | Sans ordonnance d’un médecin |
| Services de réadaptation pour enfants | Jusqu’à 19 ans, ou 21 ans à l’école | Sans recommandation officielle |
| Programme ontarien des services en matière d’autisme | Familles du programme | L’orthophonie est une dépense admissible |
| Crédit ontarien | Personnes qui produisent en Ontario | Ligne 58689, mêmes 12 mois qu’au fédéral |
Les indications de l’OOAQ sur les reçus sont celles du Québec. En Ontario, suivez les règles de reçus de l’ARC. Voyez aussi la télépratique en Ontario.
Que faire, et à quel moment, pour ne rien oublier ?
Avant la première séance, appelez votre assureur. Après chaque séance, classez le reçu et soumettez votre réclamation. En fin d’année, additionnez ce qui n’a pas été remboursé. À l’impôt, comparez avec votre conjoint qui devrait réclamer. Gardez vos reçus, sans les envoyer, à moins qu’on vous les demande.
Un petit dossier suffit : une enveloppe ou un fichier par année, avec les reçus et les notes de votre appel à l’assureur. Ajoutez-y les réponses de l’assureur aux réclamations, pour savoir ce qui a été remboursé.
La comparaison entre conjoints et la conservation des reçus suivent les consignes de l’ARC pour la déclaration fédérale. Pour la déclaration du Québec, suivez celles de Revenu Québec.

Ce qu’il faut retenir
Pour payer l’orthophonie au Québec, pensez à l’ordre. Le public vient d’abord, puis votre assurance, puis les crédits d’impôt sur ce qui n’est pas remboursé. Appelez votre assureur avant la première séance. Le reçu nomme la personne qui a reçu le service, et la personne qui a payé peut quand même réclamer. Gardez vos reçus.
Prochaine étape
Imprimez la fiche « Avant de réclamer : les questions pour votre assureur et la liste du reçu » et gardez-la avec vos papiers d’assurance. Si vous pensez à une évaluation au privé, vous pouvez demander une évaluation à notre clinique du Marché Central, à Montréal, ou en télépratique. Pour continuer à lire, voyez nos articles sur l’évaluation. Votre assureur pourra vous dire ce que votre régime rembourse.
Fiche imprimable : Avant de réclamer : les questions pour votre assureur et la liste du reçu (PDF, 2 pages).
Questions fréquentes
L’orthophonie est-elle couverte par la RAMQ ?
La RAMQ ne couvre pas l’orthophonie en clinique privée. Dans le réseau public, les services d’orthophonie sont sans frais, selon l’OOAQ, mais l’accès varie selon la région. Au privé, les honoraires sont à votre charge : votre assurance peut en rembourser une partie, et le reste peut compter pour les crédits d’impôt.
L’orthophonie au CLSC est-elle gratuite ?
Oui : selon l’OOAQ, les services d’orthophonie du secteur public sont sans frais. Les services offerts et les démarches varient toutefois selon la région, et l’attente peut être longue. Notre guide sur la liste d’attente explique ce que veulent dire les délais publiés, et comment combiner le public et le privé.
Combien coute une orthophoniste au privé ?
Au privé, l’OOAQ estime que le taux horaire varie habituellement entre 100 $ et 200 $, les évaluations étant souvent facturées à part (page de l’Ordre lue le 2 novembre 2026). C’est une estimation du marché faite par l’Ordre, et non un tarif de VoxLingue. Demandez une estimation des frais avant de commencer.
Mon assurance rembourse-t-elle l’évaluation ?
Cela dépend de votre régime. Selon l’OOAQ, chaque assureur établit ce qui est admissible à un remboursement. Avant de prendre rendez-vous, demandez si l’évaluation est remboursée comme une séance et si elle a une limite propre. C’est la deuxième question de notre liste. Notez la réponse, la date et le nom de la personne.
Faut-il une recommandation du médecin pour être remboursé ?
Cela dépend du contrat. Un régime collectif publié exige la recommandation du médecin traitant pour l’orthophonie, et un formulaire d’iA Groupe financier prévient que votre police peut l’exiger. D’autres contrats peuvent prévoir autre chose. Posez la question à votre assureur, et précisez si la recommandation doit exister avant la première séance.
Le reçu peut-il être au nom du parent ?
Oui, quand le service s’adresse réellement au parent, comme le coaching parental, selon l’OOAQ. Pour les séances de votre enfant, les indications de l’Ordre à ses membres prévoient que le reçu nomme l’enfant, puisque c’est lui qui reçoit le service. Cela ne vous empêche pas de réclamer les frais aux impôts.
Puis-je réclamer si le reçu est au nom de mon enfant ?
Aux impôts, oui. Au fédéral, le droit de réclamer suit la personne qui a payé, ou son conjoint, et non le nom sur le reçu. Au Québec, le guide de Revenu Québec (édition de 2008) parle de frais payés par vous ou votre conjoint pour une personne à charge. Pour l’assurance, demandez à votre assureur.
Peut-on déduire l’orthophonie de ses impôts ?
On parle souvent de déduction, mais il s’agit de crédits d’impôt pour frais médicaux, au fédéral et au Québec. Ils s’appliquent à la partie de vos frais qui dépasse un seuil, et seul ce qui n’est pas remboursé compte. Le tableau plus haut compare les taux, les seuils et les lignes de la déclaration.
Si l’assurance rembourse une partie, le reste compte-t-il aux impôts ?
Oui, le reste peut compter. L’ARC exclut les frais pour lesquels une personne a droit à un remboursement, et la Chaire de recherche en fiscalité de l’Université de Sherbrooke rappelle que seuls les montants non remboursés comptent. Le crédit s’applique ensuite à la partie des frais qui dépasse le seuil de l’année.
Dois-je envoyer mes reçus avec ma déclaration ?
Au fédéral, non : vous les gardez pour les fournir si l’ARC les demande. Pour la déclaration du Québec, suivez les consignes de Revenu Québec, car nous n’avons pas pu lire leur version actuelle. Dans les deux cas, gardez vos reçus, classés par année, avec les réponses de l’assureur à vos réclamations.
Un grand-parent peut-il payer les séances ?
Oui. Selon l’OOAQ, une autre personne peut payer les honoraires, sans obtenir de droit particulier à l’information sur le suivi. Aux impôts, c’est différent : au fédéral, le crédit suit la personne qui a payé ou son conjoint. Si c’est votre situation, renseignez-vous auprès de l’ARC avant de payer.
Une évaluation en orthophonie suffit-elle pour Retraite Québec ?
Pas à elle seule. Retraite Québec précise qu’une conclusion orthophonique seule ne suffit pas à rendre un enfant admissible, et qu’une évaluation peut être jugée trop sommaire ou trop ancienne. Ses critères décrivent les cas précis. Seul l’organisme décide : lisez sa page avant de faire une demande.



