

This week, we explore the critical difference between receptive language (what we understand) and expressive language (what we say).

Cette semaine, nous explorons la différence essentielle entre le langage réceptif (ce qu'on comprend) et le langage expressif (ce qu'on dit).
Communication is built on two closely connected abilities: receptive language, what we understand, and expressive language, what we are able to share with others. Receptive language includes understanding words, instructions, questions, tone of voice, and meaning within everyday situations. Expressive language is how thoughts, needs, and ideas are communicated, through words, sounds, gestures, or other forms of expression.
These two skills develop together, but they do not always move at the same speed. It is very common for children, teens, and even adults to understand far more than they can express. This difference does not mean that communication is delayed or blocked. It often reflects a brain that is actively taking in information, organizing meaning, and building a strong foundation before producing language.
In speech therapy, understanding is viewed as the starting point for meaningful communication. When receptive language is supported, expressive language has a clearer path to develop. What we understand shapes what we are eventually able to say, and progress is often happening quietly long before it is heard out loud.

La communication repose sur deux capacités étroitement liées: le langage réceptif, ce que l’on comprend, et le langage expressif, ce que l’on est capable d’exprimer. Le langage réceptif comprend la compréhension des mots, des consignes, des questions, du ton de la voix et du sens des situations du quotidien. Le langage expressif correspond à la façon dont les idées, les besoins et les pensées sont partagés, par les mots, les sons, les gestes ou d’autres formes d’expression.
Ces deux habiletés se développent ensemble, mais pas toujours au même rythme. Il est très fréquent, chez les enfants, les adolescents et même les adultes, de comprendre beaucoup plus que ce que l’on peut exprimer. Cette différence ne signifie pas qu’il y a un blocage ou un retard. Elle reflète souvent un cerveau qui traite activement l’information, organise le sens et construit une base solide avant de produire du langage.
En orthophonie, la compréhension est considérée comme le point de départ d’une communication fonctionnelle. Lorsqu’on soutient le langage réceptif, le langage expressif peut se développer de façon plus claire et plus naturelle. Ce que l’on comprend influence directement ce que l’on pourra dire, et les progrès se produisent souvent bien avant d’être audibles.
In speech therapy, goals are often built around strengthening receptive language, or understanding, before focusing heavily on speech production. This is because communication works best when words are connected to meaning. When a person understands what is being said around them, their brain has the information it needs to choose words, organize ideas, and respond in a meaningful way.
Producing speech without strong understanding can lead to language that sounds rehearsed or disconnected from real interaction. By first supporting comprehension, therapists help ensure that spoken language is purposeful and flexible, rather than simply repeated. Understanding gives speech direction, helping individuals know not just how to say something, but when and why to say it.
This approach also respects how learning naturally unfolds. The brain needs time to process, sort, and make sense of language before it can confidently express it. Focusing on understanding does not delay speech. Instead, it creates the conditions that allow expressive language to grow with greater clarity and confidence.

En orthophonie, les objectifs visent souvent à renforcer le langage réceptif, soit la compréhension, avant de travailler davantage la production de la parole. Cela s’explique par le fait que la communication est plus efficace lorsque les mots sont liés au sens. Lorsqu’une personne comprend ce qui se dit autour d’elle, son cerveau dispose des informations nécessaires pour choisir les mots, organiser ses idées et répondre de manière pertinente.
Produire des mots sans une compréhension solide peut mener à un langage qui semble appris par cœur ou peu relié aux échanges réels. En soutenant d’abord la compréhension, l’orthophoniste aide à développer un langage expressif plus fonctionnel et plus souple. La compréhension donne une direction à la parole, en aidant à savoir quoi dire, quand le dire et pourquoi.
Cette approche respecte également la façon dont l’apprentissage se développe naturellement. Le cerveau a besoin de temps pour traiter et organiser le langage avant de pouvoir l’exprimer avec assurance. Mettre l’accent sur la compréhension ne retarde pas la parole. Cela crée plutôt les conditions nécessaires pour que le langage expressif se développe avec plus de clarté et de confiance.
It can be confusing and frustrating when a child follows instructions, responds to routines, and seems to understand everything, yet uses very few words. A common assumption is that the child is being stubborn or choosing not to speak. In reality, this pattern is rarely about refusal. Understanding language does not automatically mean that producing language feels easy or safe.
Speaking requires many skills to work together at the same time. A child must plan what they want to say, find the right words, coordinate their mouth movements, and manage attention and emotions. Even when understanding is strong, these steps can feel overwhelming. Silence can be a sign that the child is still building confidence, organizing their thoughts, or needing more time to process before expressing themselves.
When we view quiet moments through this lens, the focus shifts from pressure to support. Speech often emerges when a child feels ready, not when they are pushed to perform. Creating opportunities for communication without demanding responses allows expressive language to develop more naturally over time.

Il peut être déroutant et frustrant de voir un enfant suivre des consignes, réagir aux routines et sembler tout comprendre, tout en utilisant très peu de mots. Une croyance fréquente est que l’enfant est entêté ou qu’il choisit de ne pas parler. En réalité, ce profil est rarement lié à un refus. Comprendre le langage ne signifie pas automatiquement que s’exprimer est facile ou sécurisant.
Parler demande la coordination de plusieurs habiletés à la fois. L’enfant doit planifier ce qu’il veut dire, trouver les bons mots, coordonner les mouvements de la bouche et gérer son attention et ses émotions. Même lorsque la compréhension est solide, ces étapes peuvent être exigeantes. Le silence peut indiquer que l’enfant est encore en train de développer sa confiance, d’organiser ses idées ou qu’il a simplement besoin de plus de temps avant de s’exprimer.
Lorsque l’on adopte ce point de vue, l’objectif passe de la pression au soutien. La parole émerge souvent lorsque l’enfant se sent prêt, et non lorsqu’on l’oblige à répondre. Offrir des occasions de communication sans exiger de réponses favorise un développement plus naturel du langage expressif avec le temps.
Across development, it is typical for receptive vocabulary to be much larger than expressive vocabulary. By around 18 months, many children may understand 50 to 100 words while using only 10 to 20 words consistently. By age two, understanding often grows to several hundred words, while spoken vocabulary may still be closer to 50 to 100 words. This gap is not only expected, it is a sign that the brain is absorbing language faster than it can produce it.
As children move into the preschool years, this pattern continues. A three year old may understand well over 1,000 words, including concepts, questions, and routines, while using a smaller and more selective set of words in speech. Even in school age years, receptive language skills such as following complex instructions or understanding stories often remain more advanced than what a child can easily explain out loud. The difference between what is understood and what is said is part of normal development, not a cause for alarm on its own.
Looking at these numbers helps place progress into perspective. Growth in understanding lays the groundwork for future expression, and spoken language often expands in noticeable bursts once that foundation is strong. Development is rarely even or predictable, but it is consistently built on comprehension first.

Tout au long du développement, il est normal que le vocabulaire réceptif soit beaucoup plus vaste que le vocabulaire expressif. Vers 18 mois, plusieurs enfants comprennent entre 50 et 100 mots, tout en utilisant seulement 10 à 20 mots de façon régulière. Vers l’âge de deux ans, la compréhension peut atteindre plusieurs centaines de mots, alors que le vocabulaire parlé se situe souvent autour de 50 à 100 mots. Cet écart est attendu et indique que le cerveau absorbe le langage plus rapidement qu’il ne peut l’exprimer.
À l’âge préscolaire, cette tendance se maintient. Un enfant de trois ans peut comprendre plus de 1 000 mots, incluant des concepts, des questions et des routines, tout en utilisant un ensemble plus restreint de mots à l’oral. Même à l’âge scolaire, les habiletés réceptives comme suivre des consignes complexes ou comprendre des histoires demeurent souvent plus avancées que ce qu’un enfant peut expliquer verbalement. La différence entre ce qui est compris et ce qui est exprimé fait partie du développement typique, et ne constitue pas en soi un motif d’inquiétude.
Ces repères chiffrés permettent de mieux situer les progrès. Le développement de la compréhension prépare le terrain pour l’expression, et le langage parlé progresse souvent par bonds une fois cette base solidement établie. Le développement n’est ni linéaire ni prévisible, mais il s’appuie presque toujours sur la compréhension en premier.
Narrating the day is a simple way to support receptive language by surrounding a child with meaningful words during everyday moments. Instead of asking questions or expecting responses, you describe what is happening as it happens. You might talk about actions, objects, or routines using clear and natural language, allowing the listener to connect words with real experiences.
This strategy works because it fills the understanding bucket without pressure. Hearing language tied to daily activities helps the brain make sense of patterns, vocabulary, and meaning. There is no expectation to repeat or respond, which makes learning feel safe and steady. Over time, this repeated expoure supports comprehension and prepares the ground for expressive language to emerge.
Narrating the day can happen anywhere and at any time. During meals, play, or getting ready to leave the house, a few calm and thoughtful words are enough. Consistency matters more than quantity, and small moments of shared language can have a lasting impact.

Narrer le quotidien est une stratégie simple pour soutenir le langage réceptif en exposant l’enfant à des mots porteurs de sens dans les moments de la vie de tous les jours. Plutôt que de poser des questions ou d’attendre une réponse, vous décrivez ce qui se passe au moment où cela se passe. Vous pouvez parler des actions, des objets ou des routines avec un langage clair et naturel, ce qui permet de relier les mots aux expériences vécues.
Cette approche est efficace parce qu’elle remplit le réservoir de compréhension sans pression. Entendre le langage associé aux activités quotidiennes aide le cerveau à reconnaître les modèles, le vocabulaire et le sens. Aucune réponse n’est attendue, ce qui rend l’apprentissage plus sécurisant et progressif. Avec le temps, cette exposition répétée soutient la compréhension et prépare l’émergence du langage expressif.
Narrer le quotidien peut se faire partout et à tout moment. Aux repas, pendant le jeu ou lors des transitions, quelques mots calmes et intentionnels suffisent. La constance est plus importante que la quantité, et ces petits moments de langage partagé peuvent avoir un effet durable.
Yes, this pattern is very common in early development and beyond. Understanding language usually develops ahead of spoken language, and many children take in far more words than they are able to express. Comprehension involves listening, noticing patterns, and making sense of what is happening around them, all of which can grow quietly before speech becomes more visible.
Speaking places higher demands on the brain than understanding alone. A child must plan what to say, choose words, and coordinate their mouth movements, often while managing emotions or distractions. When these skills are still developing, a child may rely more on understanding than on talking. This does not mean progress is stalled. It often means that learning is happening beneath the surface.
What matters most is that understanding continues to grow and that the child is engaged with their environment. Speech typically emerges when the foundation is ready, and expressive language often expands in noticeable stages rather than gradually. Support and patience play a key role during this time.

Oui, ce profil est très fréquent au cours du développement, et ce à différents âges. La compréhension du langage se développe généralement avant l’expression orale, et plusieurs enfants assimilent beaucoup plus de mots qu’ils ne peuvent en produire. La compréhension implique l’écoute, l’observation des modèles et l’interprétation de ce qui se passe autour d’eux, des processus qui peuvent progresser discrètement avant que la parole ne soit évidente.
Parler demande plus d’efforts cognitifs que comprendre. L’enfant doit planifier ce qu’il veut dire, choisir les mots appropriés et coordonner les mouvements de la bouche, tout en gérant ses émotions ou son attention. Lorsque ces habiletés sont encore en développement, l’enfant peut davantage s’appuyer sur la compréhension que sur la parole. Cela ne signifie pas que le progrès est interrompu. Cela indique souvent que l’apprentissage se fait en profondeur.
L’essentiel est que la compréhension continue d’évoluer et que l’enfant demeure engagé dans son environnement. La parole apparaît généralement lorsque la base est suffisamment solide, et le langage expressif progresse souvent par étapes marquées plutôt que de façon linéaire. La patience et le soutien sont essentiels pendant cette période.
Listening is active work. By valuing understanding as much as speaking, you are building the strongest possible foundation for future communication. Silence is often where the most important processing happens.
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Écouter est un travail actif. En valorisant la compréhension autant que la parole, vous bâtissez la fondation la plus solide possible pour la communication future. Le silence est souvent le moment où se déroule le traitement le plus important.
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